Professionnels et usagers s’écoutent

lundi 11 octobre 2010

L’hôpital s’est ouvert peu à peu à la parole des malades, permettant ainsi d’établir un rapport nouveau entre les professionnels acceptant de ne plus être les seuls détenteurs du savoir et les patients reconnus comme partenaires du soin.

La progressive prise en compte de la parole des patients, formalisée depuis la fin des années 1990, à travers un certain nombre de textes législatifs et réglementaires, et notamment la Loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, témoigne d’une évolution profonde de la société qui revendique la réappropriation par les citoyens des questions de santé désormais au cœur des préoccupations.

Les ordonnances de 1996 instituant la représentation des usagers dans les conseils d’administration des hôpitaux, en ont fait des acteurs participant activement à l’amélioration de la qualité des prises en charge.

De ce fait, l’hôpital s’est ouvert peu à peu à la parole des malades, permettant ainsi d’établir un rapport nouveau entre les professionnels acceptant de ne plus être les seuls détenteurs du savoir et les patients reconnus comme partenaires du soin.

Deux expériences dans des hôpitaux de l’Assistance publique-hôpitaux de Paris, l’une à la Pitié-Salpêtrière et l’autre à Necker-Enfants-Malades, ont fait l’objet de deux reportages filmés pour l’exposition L’Humanisation de l’hôpital. Mode d’emploi (à voir jusqu’au 20 juin au Musée de l’AP-HP) témoignent de cette évolution.

Les « patients experts » deviennent pédagogues

A la Pitié-Salpêtrière, des patients atteints de maladies chroniques différentes se rencontrent et viennent s’écouter et échanger entre eux et avec les soignants du service de néphrologie : le partage d’expériences contribue pour les malades à démystifier la maladie et pour les soignants à élargir leur culture du soin et la vision que chacun se fait de la maladie.

Le 13 juin 2010